Pose d'une ancre. Le percement n'était pas simple car mes mèches étaient trop courtes (50 cms) pour une souche à deux conduits de plus d'un mètre (1,20 m)
Trace du solin d'une toiture.
Et un autre solin (au milieu de la photo) d'une autre toiture pour le même bâtiment.
Je couvre la souche pour éviter que l'eau rentre dans les deux conduits.
J'apporte à Eric le tailleur de pierre un linteau qui va servir à tailler une gargouille dans l'esprit de la pierre médiéval à figure animale trouvée il y a dix ans. Il faut quelque chose de très naïf et de très simple. Je lui fais confiance.
Le pignon du XVème siècle me préoccupe car il penche du mauvais côté. D'ailleurs la souche de la cheminée avait été refaite. Cet hiver une zone importante mettait plus de temps à sécher. Je décide de m'en occuper en reprenant les joints.
Le trous de boulins (traversants) vont me servir et remplacer l'échafaudage de peintre que j'ai vendu.
J'avoue qu'avant d'entreprendre ce travail j'avais une certaine peur car il me semblait avoir vu des pierres qui se déchaussaient et il y avait peut-être un risque de me prendre la souche sur la tête. Après examen, les pierres sont bien en place, je me lance.
Ce côté étant peu exposé, je maçonne à la terre et chaux. Quel plaisir, il fait beau et je me crois sur une galerie à l'époque du XVème siècle.
Deux jours après, je brosse.
La partie haute est brossée. Il me reste à rajouter une ancre et à couvrir le dessus de la souche.
Ebéniste et menuisier, passionné par le patrimoine, je vous fais partager l'histoire de la restauration d'un manoir du XVème siècle, situé en Bretagne dans le Morbihan à proximité de la ville médiévale de Josselin.